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Reportage proche du terrain 

Westbrook : « JE SUIS LE MAÎTRE DU MONDE ! »

Le départ de Kevin Durant vers les Warriors de Golden State a bouleversé le meneur du Thunder d’OKC. Reportage dans sa tête.

Une flopée de sentiments traversent la tête de Russell Westbrook ces dernières heures. Depuis l’annonce du départ de son coéquipier, Kevin Durant, vers les Golden Stade Warriors. Véritable cataclysme dans la ligue.

Lorsqu’il apprend la nouvelle à la télévision, le petit singe à percussions, qui n’arrête pas de crier dans sa tête « Shoote ! Shoote ! Shoote ! » depuis son arrivée en NBA, se stoppe net. Et la première réaction intérieure de Westbrook est la surprise : « Nan ? Kevin est parti ? C’est une blague ou quoi ? » À aucun moment, le meneur du Thunder a pu imaginer Durant ne pas resigner à OKC. Malgré les quelques franchises avec qui il avait fixé rendez-vous, le MVP 2014 semblait bien parti pour revenir dans l’Oklahoma. C’est ce que prédisaient la plupart des analystes. D’autant qu’allier les deux derniers MVP de la ligue (Curry et lui-même), dans une équipe qui vient de remporter un titre puis de réaliser une saison historique, tenait presque de la science-fiction. Pourtant, c’est bien arrivé.

Alors après la surprise, c’est la tristesse qui s’invite : « Putain Kevin… Comment, tu as pu me faire ça à moi ? Tu es mon grand frère depuis que je suis dans cette ligue. On a tout vécu ensemble. Les paris sur la barbe de James, les blagues olé olé de Kendrick Perkins, les vannes sur la défense de Curry, les all-star game où je faisais tout pour te voler la vedette, les matches de saison régulière où je faisais tout pour te voler la vedette, les matches de playoffs où je faisais tout pour te voler la vedette… À qui je vais passer le ballon maintenant ? À Dion Waiters ? À Victor Oladipo ? »

Sa mélancolie fait bientôt place à la peur. La peur de rater la saison, de manquer les playoffs, de devenir la risée de la ligue. Car durant cette intersaison, le Thunder a également perdu un autre cadre en la personne de Serge Ibaka. Début de panique intérieure de Westbrook.

37 tirs potentiels par match

C’est là que le petit singe à percussions décide de rentrer en action : « Russ, écoute moi. Moi, je ne vais pas t’abandonner tu sais bien. Moi je t’ai toujours dit de shooter pour de bonnes raisons. L’année dernière, tu ne prends que 18 tirs par match, et t’en laisses 19 à la grande tige. Maintenant que la tige n’est plus là… Tu comprends ? 37 tirs potentiels Russ… 37 ! Alors shoote, shoote… »

Surprise, tristesse et peur sont subitement enterrées. Un nouveau sentiment émerge : l’excitation. Là dessus, ledit Westbrook secoue la tête, et scande : « JE SUIS LE MAÎTRE DU MONDE ! »

© photo : Tim Shelby from Arlington, VA, US [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

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