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Bruits de vestiaire 

Warriors : Anderson Varejao plaide déjà coupable

Alors que son équipe est au bord de l’élimination face au Thunder, le pivot Brésilien, arrivé en cours de saison, se sent coupable.

« J’ai l’impression d’être un vrai chat noir… », se lamente Anderson Varejao à l’issue du match 4 à Oklahoma City. Une troisième défaite qui peut pousser les Warriors vers l’élimination en cas de nouveau revers ce jeudi. Le pivot brésilien a bien des raisons de culpabiliser. Car si aujourd’hui les joueurs de la Bay Arena sont au bord de la sortie, alors qu’ils étaient ultra-favoris durant la saison, c’est en partie à cause de lui.

Un rappel des faits s’impose. Mi-février, les Warriors poursuivent leur domination sans partage de la ligue. Bémol en cours de parcours : le poste de pivot, décimé par les blessures. Privés de Festus Ezeli et Andrew Bogut, Golden State jette son dévolu sur Anderson Varejao, jusqu’ici membre des Cavaliers de Cleveland, où il joue peu (à peine 3 points en 10 minutes), mais qui vient d’être transféré, puis coupé, par Portland. À l’époque, BasketUSA s’amuse déjà de l’ « ironie de l’histoire, le coéquipier en sélection de Leandro Barbosa pourrait retrouver Cleveland si les deux équipes atteignent la finale pour un remake de la saison dernière ».

À peine arrivé que le pivot déclare sa flamme pour la franchise californienne :

Je suis heureux d’arriver ici, car je peux voir à quel point ils s’aiment tous. Quand on veut gagner, il faut être comme eux, des amis qui prennent du plaisir sur le terrain, dans le vestiaire. Je suis ici depuis deux heures seulement mais je peux déjà vous dire que ce groupe s’adore. »

La réponse, cinglante, de son ancien coéquipier LeBron James ne se fait pas attendre :

Encore heureux qu’à 50 victoires et 5 défaites, tout le monde s’aime. Enfin, merde, qu’est-ce que vous voulez d’autre ? Tout le monde pourrait dire ça. Stevie Wonder pourrait le dire. »

Mais que vient faire le pauvre Stevie Wonder dans cette histoire ? Comme lui, on ne voit toujours pas.

Durant des mois, les Warriors sont persuadés d’avoir fait une bonne affaire avec celui qu’on surnomme désormais le « Tahiti Bob californien ». Problème, Steve Kerr et son staff ignoraient sans doute ceci : partout où le cocotier passe, son équipe trépasse. Il faut tout de même rappeler qu’après 12 saisons passées en NBA, Anderson Varejao a remporté autant de titre que LeBron James à Cleveland : aucun. Le Brésilien était par exemple de la campagne 2007 face aux Spurs. Et le sweep sévère dont l’Ohio est sorti traumatisé.

« Culture de la loose ? »

Avec le départ de LeBron James vers Miami, Varejao se voit confier les clés de la franchise. Jamais ils ne retrouvent le chemin des playoffs jusqu’au retour du « King ». Pire, le Brésilien feint des blessures absurdes. Et ne joue que 81 matches… sur les trois saisons suivant 2010.

« C’est sûr que cette culture de la loose ne nous a pas fait du bien, commente aujourd’hui Steve Kerr, le coach des Warriors. On ne s’en est pas rendu compte à sa signature… » Noyé dans le collectif, le géant chevelu passait inaperçu. Mais alors que l’équipe ne gagne plus, les boucs émissaires sortent au grand jour. « Je sais que j’ai une grosse part de responsabilité dans la défaite », reconnaît Varejao, auteur de… 0 point lors du game 4.

Une douleur et une impuissance d’autant plus fortes qu’aujourd’hui, deux équipes semblent en position de force pour le titre : OKC et… Cleveland. L’ « ironie de l’histoire » fait bien les choses.

Quelque chose à redire ?

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