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Bruits de vestiaire Exclusivité 

Thunder : libéré, Russell Westbrook a le sentiment de « sortir de prison »

Le meneur du Thunder d’Oklahoma City, sans jamais mentionner Kevin Durant, semble plus épanoui que jamais.

51 points, 13 rebonds, 10 passes. La ligne de statistiques de Russell Westbrook, postée cette nuit dans la victoire face aux Suns, est d’une violence inouïe. C’était attendu par beaucoup de spécialistes avant l’entame de cette nouvelle saison NBA. Plus que les chiffres, c’est l’attitude dégagée par le meneur du Thunder qui épate. L’homme donne le sentiment de jouer… libéré. Preuve, s’il en est, ses 44 tirs dans le match.

« Vous connaissez la chanson ‘Être une femme libérée’ de Cookie Dingler ?, questionne tout sourire l’intéressé, à la sortie du vestiaire, devant un parterre de journalistes médusés par la référence musicale. Et bien si j’étais cette femme, je vous dirais que c’est beaucoup plus facile que ne le dit la chanson ! »

Lorsqu’on lui demande ce qu’il entend par cette comparaison, Westbrook invoque une nouvelle image : « Pour tout vous dire, j’ai l’impression de revivre. C’est comme si j’avais été emprisonné ses huit dernières années [soit ses huit premières saisons dans la ligue]. Aujourd’hui je sors enfin de prison, je suis libre. Libre de faire ce que je veux. » Et sous-entendu de prendre autant de shoots qu’il veut.

« M’en balek »

Excessif dans ses propos ? Possible. Il n’empêche qu’aujourd’hui, après deux matches, le meneur tourne à plus de 40 points et quasiment un triple-double de moyenne. Surtout, son équipe, toujours invaincue, est n°1 de la ligue après deux victoires faciles face aux Sixers puis Suns.

Le souvenir de Kevin Durant, qui faisait sans doute office de « gardien » de la prison évoquée par Westbrook, semble bien loin. Le nouveau leader n’a d’ailleurs aucun mot pour son ancien coéquipier : « Cette période me paraît bien loin maintenant…» « Mais vous suivez la saison de KD aux Warriors tout de même ? », insiste un journaliste. Là, le regard noir, il fronce le sourcils et lâche : « M’en balek.»

Une chose est sûre : un séjour en prison a parfois du bon.

© photo : Keith Allison from Owings Mills, USA [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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