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Exclusivité Reportage proche du terrain 

Rasheed Wallace propose d’ouvrir les portes de sa plantation de marijuana

Alors que le débat fait rage, l’ancien intérieur des Pistons fait des révélations pour le moins surprenantes sur… son exploitation. Reportage sur place.

« Attention, ces jeunes pousses-là sont fragiles ! », s’écrie Rasheed Wallace. Le maître des lieux a sorti son plus beau tablier de jardin pour nous donner accès, en exclusivité, à un lieu inconnu du grand public, et loin, très loin des parquets NBA : sa plantation de marijuana. Situé dans la banlieue de Portland, dans un endroit tenu confidentiel, cet ancien hangar agricole se veut discret de l’extérieur.

« Mélancolique de la période Jail Blazers »

La géographie du lieu est tout sauf un hasard. « Je suis propriétaire depuis mon passage aux Blazers, justifie celui qui avait fait le bonheur de la franchise de l’Oregon. Je l’ai gardé depuis car je suis un peu mélancolique de la période Jail Blazers comme on disait. »

Il cultive ici plusieurs dizaines milliers de plants d’herbe, sur une surface exploitable d’environ quelques hectares. Plusieurs salariés, pour moitié d’origine mexicaine, l’autre canadienne, travaillent sur le site.

Poussé à la consommation par Billups

La question qu’on brûle de poser à Wallace est légitime : à qui est destinée toute cette marijuana ? « Eh bien…, hésite l’intéressé, je vais peut-être en surprendre certains, mais… je suis moi-même consommateur depuis plusieurs années. » Chauncey Billups, avec qui il a été champion, disait donc vrai : « À Detroit, Chauncey me poussait à fumer tout le temps. Tout le temps ! Il était persuadé que j’étais meilleur avec. Le truc c’est qu’il se trompait puisque j’ai consommé durant toute ma carrière. Même pendant mes mauvaises saisons ! »

Son invitation à cette visite s’inscrit dans le contexte du féroce débat actuel en NBA, relancé par les récents propos de Phil Jackson. Faut-il oui ou non autoriser l’usage thérapeutique de l’herbe ? Le « Sheed » a la réponse : « L’herbe ne m’a jamais fait de mal au cerveau. Regardez la carrière que j’ai eue. Et aujourd’hui, je suis en parfaite santé. Que la NBA vienne ici, goûter mon herbe. Ils changeront vite d’avis. »

Sur ce dernier point, on ne peut que lui donner raison.

© photo : Keith Allison from Baltimore, USA [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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