En quête de vérité 

Quand Jordan compare sa tournée d’adieux à celle de Bryant

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L’ancien joueur des Bulls, et des Wizards, n’est pas tendre avec l’arrière des Lakers, qui va tirer sa révérence, ce mercredi soir.

« Et dire que ce petit con pense être mon digne successeur, tssss ! », grogne Michael Jordan. Considéré par beaucoup comme étant le meilleur joueur de l’histoire de ce jeu, il n’a pas fait de cadeaux à Kobe Bryant, au moment de commenter la tournée d’adieux du Laker.

Jordan, connu pour ses six titres gagnés avec les Bulls de Chicago, n’a pas pu s’empêcher de faire un parallèle avec sa dernière saison avec les Wizards de Washington. Un bref rappel du contexte de l’époque s’impose. Après une seconde retraite en 1998, année du 6ème titre, l’actuel propriétaire des Hornets avait surpris son monde en annonçant son retour dans la franchise de la capitale, pour la saison 2001-2002 et la suivante. Un événement jamais vu dans le sport, interprété comme une ultime tournée d’adieux auprès des fans de la ligue.

Des adieux certes, mais avec un enjeu sportif bien affiché : qualifier son équipe pour les playoffs. Il échouera de peu à deux reprises (37-45 à chaque fois). Les Lakers de Kobe Bryant ne peuvent pas en dire autant. Ces deux dernières saisons, ils ont gagné autant de matches que la seule saison des Wizards 2003. Outre la question des chiffres seuls, c’est la compétitivité qui est en jeu. Là-dessus, Jordan est sans équivoque : « De 2001 à 2003, c’était ma tournée d’adieux certes. Mais bordel, on faisait en sorte de gagner des foutus matches. D’accrocher un spot pour les playoffs. On n’était pas ridicule. On ne se prenait pas volée sur volée comme eux ! »

« Ce type me fait honte ! »

Pire encore, selon Jordan, le comportement de Bryant pose question : « Il ne se joue pas comme un winner. Je sais qu’il joue blessé, tout ça… Mais j’avais beau avoir 39 ans, je jouais encore 37 minutes par match ! Là, il tripote le ballon, rentre quelques tirs mais joue à peine dans le 4ème quart-temps. Ce type me fait honte ! »

Pour relativiser ses propos, une comparaison des forces en présence s’impose. Sur le banc, en guise de second rôle quasi-assumé : Doug Collins d’un côté, Byron Scott de l’autre. Relative médiocrité dans un cas comme de l’autre. Pour la version Wizard, Jordan pouvait compter sur un Jerry Stackhouse dans la force de l’âge (21,5 points). Quelques lieutenants corrects (Larry Hughes, Tyronn Lue) et des joueurs de devoir dans la raquette (Christian Laettner, Brendan Haywood et le légendaire Kwame Brown).

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Côté Lakers ? Un noyau de jeunes prometteurs (Jordan Clarkson, Julius Randle et D’Angelo Russell), une poignée d’artificiers (Lou Williams et Nick Young), et un Kwame Brown du pauvre en la personne de Roy Hibbert. Pas évident, donc, de déterminer objectivement quel effectif est le plus talentueux.

« Mais j’ai failli amener une bande de tocards en playoffs !, s’emporte pourtant Jordan. Et lui, il ne fait plus rien, dans sa propre ville en plus. Tsss Kobe… J’étais, je suis et je resterai le meilleur de tous les temps. Point final. » Qui en doutait encore ?

© photo : Bryan Horowitz [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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