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En quête de vérité 

NBA cherche d’ex-meneurs « moisis » pour coaching

Vous êtes un ancien meneur NBA, jeune retraité, après une petite décennie passée dans la ligue malgré un QI basket douteux ? La conversation qui suit pourrait vous intéresser.

« Man, t’as vu pour Watson ? », questionne le premier. Et l’autre d’acquiescer avec un soupir de dépit. Pépères à siroter leur chocolat viennois, Rafer Jamel Alston et Arthur Lemarcus « Marcus » Banks III sont attablés au fin fond d’un Starbucks new-yorkais. Les deux anciens meneurs de jeu y viennent chaque semaine pour évoquer leur glorieux passé. Forcément, la nomination d’Earl Watson au poste d’entraîneur des Phoenix Suns est tombé jusqu’à leurs oreilles.

« Comment un type comme lui peut être nommé coach ?, s’agace « Skip to my Lou ». Le gars a fait quoi, une saison à 11 points et 7 passes, et ça y est, il devient entraîneur. D’une équipe où il a même pas joué en plus. Pourtant, il en a fait un paquet de teams (NDLR : 7 au total) !

– Ouai, mais tu sais, tempère Banks, les Suns partaient vraiment en couilles là. Quand tu vires le coach à ce moment de la saison, tu mets qui à la place ? Bin l’assistant. Ils allaient pas signer Thibodeau dès maintenant.

– Salopard de Mexicain, ce Watson ! »

Des profils similaires

Alston ne semble pas décolérer malgré les arguments avancés par l’ancien meneur des Celtics. Sa jalousie envers Watson semble disproportionnée au regard des nombreux points communs à tous ces joueurs :

– anciens meneurs de jeu
– jeunes retraités après environ une décennie de jumpshoots dans la ligue
– QI basket relativement douteux
– impact relativement faible sur les résultats de l’équipe (exception faite à Alston, en 2009, quand il a porté à lui tout seul le Magic en finals)
– visite d’une bonne partie des USA car utilisé à moult reprises dans des échanges, pour faire le nombre.

En somme, des joueurs plutôt médiocres (on a vraiment écrit « moisis » dans le titre ?). Des caractéristiques que l’on retrouve chez Jacque Vaughn, ancien coach du Magic d’Orlando, ou encore chez Tyronn Lue, nouveau « patron » des Cavaliers de Cleveland.

« Putain Marcus, mais pourquoi pas nous ? », lâche Rafer Alston, victime d’une révélation soudaine. A peine prend-t-il le temps d’avaler son chocolat qu’il file héler un taxi. Direction Brooklyn, au domicile de Mikhail Prokhorov.

© photo : By Keith Allison from Baltimore, USA (Rafer Alston) via Wikimedia Commons

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