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Bruits de vestiaire 

Les Sixers dégoûtés de ne pas rentrer dans l’histoire

En décrochant leur 10ème victoire de la saison, les 76ers 2016 ne détrôneront pas leurs illustres aînés de 1973.

Drôle d’ambiance dans le vestiaires des Philadelphie 76ers après la victoire face aux New Orléans Pelicans, 107 à 93, ce mardi 6 avril. Avec ce succès, les Sixers mettent fin à une série 12 défaites consécutives, et obtiennent leur 10ème victoire de la saison. Pourtant, les joueurs font grise mine ; le cœur n’y est pas.

« Qu’est-ce qu’on a fait les gars ? Qu’est-ce que vous avez fait ?, répète le vétéran de l’équipe Elton Brand. Qu’est-ce qui s’est passé ? » « On l’avait pourtant bien démarré ce foutu match… », regrette Robert Covington, qui, avec ses 12 points à 3/16 aux tirs (dont 1/10 derrière la ligne), a donné toutes ses forces dans la bataille. Après 12 minutes de jeu, les Sixers avaient clairement pris le meilleur sur leurs adversaires en étant menés 21 à 29.

Sauf que dans la foulée, à cheval sur les 2 et 3ème périodes, les locaux ont passé un terrible… 67 à 44. Un écart que les Sixers, même au sommet de leur art, étaient incapables de ne pas conserver. Surtout face à une équipe à peine plus mauvaise qu’eux. Dans le rang des accusés, un joueur est pointé du doigt : Carl Landry. Cet autre vétéran de l’équipe a signé 22 points (à 9/10) et 9 rebonds. Le genre de performance qui vous gagner des matches. Mais pas battre des records historiques.

« Qu’est-ce qui t’a pris Carl ?, s’agace le meneur Ish Smith. D’habitude rien ne rentre. Et là… Tu aurais dû faire beaucoup mieux putain. Regarde nos lignes de stats à Robert et moi ! » « Je suis désolé les gars…, rétorque l’intérieur en sanglots. Ça faisait tellement longtemps que ce n’était pas arrivé. Et puis les fans qui ont commencé à chanter MVP quand j’étais aux lancers-francs. C’était amusant, nan ? »

L’amusement de Landry est loin d’être contagieux dans le vestiaire des Sixers. Car avec cette victoire, Philadelphie vient tout simplement de dire adieu à l’Histoire. En restant le compteur bloqué à 9 victoires, ils avaient l’occasion rêvée d’égaler le record de médiocrité des Sixers de 1973. Cette année-là, ils avaient avaient perdu 73 matches sur 82. Une prouesse jamais égalée, même si les Bobcats en 2012, ont bien signé le pire pourcentage de l’histoire avec 7-59, lors de la saison écourtée pour cause de lock-out.

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Alors que Warriors et Spurs chassent d’autres records, autrement plus médiatisés, les Sixers avaient une occasion de faire parler d’eux, aussi. De rentrer à nouveau dans l’Histoire. Avec encore quatre matches devant eux (New York et Milwaukee, puis déplacements à Toronto et Chicago), Philadelphie va maintenant tenter de ne pas aggraver son cas.

Le mot de la fin pour le coach Brett Brown : « On va se ressaisir les gars. On retentera le coup et on fera mieux la saison prochaine. » Des paroles dignes de confiance.

© photo : Kevin Burkett [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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