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En quête de vérité 

Les confessions du psychiatre d’Anthony Davis

Le professionnel de santé, qui a accepté de briser le secret médical, est pessimiste sur l’état mental du joueur des Pelicans.

Bill Cowens est le psychiatre attitré de nombreux joueurs NBA, une véritable « institution » très respectée dans l’univers NBA. Longtemps médecin personnel d’un certain Kevin Garnett lorsqu’il était aux Wolves par exemple, le spécialiste est encore aujourd’hui consulté par Carmelo Anthony, DeMarcus Cousins… ou encore un certain Anthony Davis, l’ailier-fort des New Orléans Pelicans.

20 séances de psy depuis le début de la saison

Et à l’entendre, c’est clairement ce dernier qui lui demande le plus de travail en ce moment. « Anthony traverse… une mauvaise passe depuis le début de saison, confie Cowens, aisément corruptible pour violer le secret professionnel. Il vient de me commander cinq rendez-vous supplémentaires d’ici à la fin de la semaine. Vingt séances depuis le début de la saison, c’est beaucoup. À chaque fois, il pleure… »

Ce besoin de soutien psychologique s’explique facilement : lui enchaîne des performances individuelles inouïes mais son équipe ne gagne pas. Face à de modestes Bucks, les Pelicans viennent d’enchaîner leur 4ème défaite de suite, et le compteur à victoires est toujours bloqué. Ironie de la situation, certains de ses coéquipiers le jugent trop « perso » dans son jeu, alors qu’il est clairement le joueur le plus talentueux de l’équipe.

 

« Anthony se cherche beaucoup en ce moment, poursuit le spécialiste. Il se demande ce qui cloque chez lui, chez ses coéquipiers. Il répète souvent : “ Est-ce que je dois demander mon transfert maintenant ? ” Je lui dis plutôt de patienter car la roue finit toujours par tourner. Comme avec Garnett aux Wolves. »

Davis s’est remis à boire

Pour tenter de réconforter Davis, le psychiatre n’hésite pas à comparer sa situation avec celle de ses autres clients. « Je lui dis : “ Pense à DeMarcus ! Il n’a jamais connu les playoffs une seule fois et il est dans la ligue depuis plus longtemps. ” Et Melo aussi, même si c’est différent. Il est en dépression sportive depuis des années. Mais il vit à New York, donc ça compense. »

Malgré cela, Cowens se dit « inquiet » pour la suite des événements : « Davis est jeune et encore fragile. J’ai déjà l’impression qu’il se remet à boire en cachette. Bien heureusement, il n’a jamais été question de suicide avec lui, mais si les défaites s’accumulent… »

© photo : By GabboT [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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