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Saison 2015-2016

Ceci n’est pas une vaste conspiration, mais cela y ressemble fort. Depuis le début des années 1990, les bien-pensants de la ligue se réunissent pour élaborer un plan triennal. Dans ce plan, tout est écrit. Absolument tout : qui sera champion ? Qui obtiendra le 1er choix de draft ? Quelle franchise sera autorisée à tel transfert ?

Pourquoi trois ans ? Parce que la ligue estime qu’au-delà, le public se lasse. Pas un hasard si Jordan est poussé à prendre sa retraite en 1993, privant les Bulls de quadruplé. Même chose pour les Lakers du début des années 2000. Les supporteurs n’en pouvaient plus de voir le duo Kobe-Shaq tout écraser. Le plan triennal 2003-2005 a ainsi été mis en place pour récompenser des équipes moins flamboyantes (Spurs et Pistons), mais qui correspondaient mieux aux attentes du public à cette époque. Puis on a fait revivre la rivalité Celtics-Lakers, puis le cycle de Miami est venu...

Nb : tout ceci a (bien évidemment) été écrit fin novembre 2015

Pour la saison 2015-2016, sans surprise, les Warriors vont flamber à tout va. Parce que Stephen Curry et son équipe sont trop « bankables » pour la ligue, car hyper-populaires. Portés par le MVP 2016 (pourquoi pas à l'unanimité ?), les Warriors pulvérisent le record des Bulls avec... 73 victoires. Tout un symbole. Adam Silver le dit dans le rapport : « Il est temps d'entrer définitivement dans une nouvelle ère : celui du basket-champagne. Terminées pour de bon les défenses rugueuses des 90's. »

En playoffs, ils explosent Rockets puis de jeunes et vaillants Blazers qu'on n'attendait pas ici. Puis c'est la finale de conférence tant attendue face au... Thunder. Ces derniers viennent de sortir les papys des Spurs. Trop rapides, trop athlétiques, les joueurs du Thunder, Westbrook en tête, étaient tout simplement intenables.

L'affiche Warriors-Thunder tient toutes ses promesses. Certains parleront d'une finale avant l'heure. Draymond Green, agacé par la moustache de Steven Adams, n'arrête pas de lui mettre des coups entre les jambes. Résultat, à l'image de leur leader moral, les champions en titre perdent les pédales. Menés 3-1, ils vont pourtant sortir un comeback d'anthologie pour s'imposer finalement en sept manches. Dégoûté, Kevin Durant envisage de signer aux Pistons.

À l'Est, Cleveland se balade. Tandis que les modestes outsiders (Celtics, Pacers... tout le reste du top8 en fait) s'entretuent. Finalement, les Raptors sortent vivants, laborieusement. En finale, LeBron James et compagnie font croire au Canada qu'il est une grande nation du basket, voire grande nation tout court. Mais finalement, Cleveland s'impose sans trop de souci alors que plane un éventuel retour de Ray Allen sur les parquets, aux Cavs puisque le Heat a été sorti.

La finale NBA oppose donc les Cavs aux Warriors, soit la revanche de l'an dernier. Draymond Green n'arrête pas de chambrer Kevin Love sur sa coupe de cheveux. Ce dernier pète les plombs et accumule les fautes techniques. Et surtout, LeBron, voyant GSW prendre le large, envisage l'idée de feindre une blessure obscure, comme Love plus tôt dans la série. Et donc de rater les derniers matches de la série, permettant ainsi de ne pas trop écorner davantage son mythe (déjà 2/6). Finalement non, car aidé par son véritable lieutenant Kyrie Irving, LeBron James porte les Cavs vers une « remontada », là encore, historique. Les Cavs sont champions et donnent rendez-vous aux Warriors pour l'an prochain.