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Le verbe « outcoacher » bientôt dans le dictionnaire

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Très employé ces derniers jours, notamment pour commenter la série Warriors-Thunder, le mot devrait figurer dans les prochaines éditions de dictionnaire.

« Steve Kerr se fait outcoacher par Billy Donovan. » Cette phrase est fréquemment répétée ces temps-ci par les médias et l’ensemble des observateurs NBA. Surtout depuis que le Thunder d’Oklahoma City a pris un avantage quasi insurmontable sur les Warriors de Golden State (3-1). La bande à Durant et Westbrook a tellement dominé, dans les matches 3 puis 4, que le mettre « outcoacher » a pris une nouvelle dimension.

« Hack-a-Ezeli », variation du « small ball », agressivité défensive, discours général… Selon nombre de spécialistes, si les champions en titre sont dominés, c’est parce que le coaching de Billy Donovan surpasse celui de Steve Kerr. Le mot est tellement populaire aujourd’hui, qu’il est tombé jusqu’aux oreilles des « Immortels » de l’Académie française. Une institution qui, on le rappelle, est censée normaliser et perfectionner la langue française. Jean d’Ormesson, membre éminent de l’Académie et passionné absolu de NBA, a été le premier à soulever la question : « Cette année, on a bien introduit les mots « spin-off », « troll », « open-source » ou encore « youtubeur », a-t-il défendu. Je ne vois pas pourquoi « outcoacher n’aurait pas sa place dans une prochaine édition. Car les Warriors prennent vraiment cher là ! »

Une définition nette et précise

Et le turbulent Alain Finkielkraut de s’emporter : « D’Ormesson, TAISEZ-VOUS !!! Vous n’en avez pas marre de cet exotisme linguistique ? Le français aux Français. » Sa remarque n’a, semble-t-il, eu que peu d’effets. L’Académie s’est prononcée favorablement. Et les « Immortels » se sont accordés pour une définition du mot « outcoacher » : action de se faire surpasser dans tous les compartiments du coaching notamment du fait d’une trop grande confiance en soi, s’avouer vaincu.

Pour ce qui de l’usage de ce verbe, l’Académie préconise la voie passive (« Il se fait outcoacher par… ») plutôt que l’active (« J’outcoache… »). De son côté, le linguiste Bernard Cerquiglini a bien accueilli la nouvelle : « Je pense qu’il est grand temps d’introduire ce genre de mots dans le dictionnaire. »

Il se murmure que Steve Kerr aura droit à son édition gratuite.

Quelque chose à redire ?

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