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En quête de vérité 

« Le All-star game, c’est comme Hanouna, on sait que c’est nul, mais on regarde quand même. »

Chaque année, au lendemain du All-star game, des grincheux sortent du bois, agacés, entre autre, par le manque d’intensité défensive. Ces derniers ne peuvent pourtant pas s’empêcher de regarder l’événement.

« Match de clown. […] Je me suis même pas cassé le cul à regarder cette parodie qui insulte le jeu », «  J’ai regarder le rediff ce matin,parce que je m’attendais a rien,et comme depuis 2 ans maintenant j’avais raison(de m’attendre a rien) », « Ça en devient ridicule. Je suis heureux de mettre écrouler comme une merde » (NDLR : nos plates excuses à Louis-Nicolas Bescherelle)… Les commentaires chez nos confrères de BasketUSA n’ont pas manqué de fuser, au lendemain de la victoire de l’Ouest sur l’Est. Sur le score surréaliste de 196 à 173.

C’est bien cela le cœur du problème : le manque d’implication défensive des protagonistes, laissant la porte grande ouverte à une orgie offensive. « Je n’en peux plus de ce match !, râle Jean-Marc. Les mecs enchaînent les lay-ups sans opposition. Et balancent des tirs à trois points à tire-larigot sans imagination. Un moment, j’ai cru qu’ils allaient toper les 200 points ! On dirait un Rookie game pour vieux. »

Charisme d’une éponge

En parlant de « vieux », Jean-Marc n’est pas en reste : « L’intérêt cette année, c’était Kobe. Quel papy ils nous ont mis ! Que du post-up, pas une accélération en pénétration, pas un dunk, des tirs qui rentrent à l’arrache… Au moins, il avait l’air de bien se fendre la poire lui, pas comme nous. » Jean-Marc, fan depuis 15 ans, regrette la perte totale de rivalité entre « ces prétendus compétiteurs »,et la fierté d’appartenir à une conférence : « Au début des années 2000, l’Est était fière de battre les géants de l’Ouest, pourtant favoris. »

Aussi de profils de joueurs plus lisses ont fait surface. Terminés les Allen Iverson, Vince Carter ou Shaquille O’Neal, capables d’enflammer ces rencontres. Et bonjour aux Kawhi Leonard, Klay Thompson ou Kevin Durant, joueurs « aussi charismatiques qu’une éponge ».

« Aujourd’hui, plus question de me lever pour regarder en direct, grogne aussi Étienne. Je le regarde en replay le lendemain pendant que je fais mon repassage. » « C’est hyper sympa comme fond sonore », complète Xavier, taquin.

Lorsqu’on demande à tous ces fans de NBA « pourquoi s’infliger une telle purge ? », ces véritables martyrs de l’image répondent en chœur : « Le All-star game, c’est comme Hanouna : on sait que c’est nul, mais on regarde quand même. » Ces aficionados ont perdu foi en cet événement, mais ont gardé le sens de la formule.

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