En quête de vérité 

Hack-a-Shaq : 2 points par lancer-franc réussi

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C’est l’une des pistes envisagées par la ligue pour tenter d’endiguer cette tactique, utilisée à l’encontre de plusieurs pivots de la ligue.

La NBA planchait sur ce dossier depuis des mois. Adam Silver et les responsables multipliaient les sorties sur ce qui est devenu un véritable « fléau » : « le Hack-a-player », ou « le Hack-a-pivot ». Ou encore « le Hack-a-Shaq », en référence au célèbre pivot, retraité aujourd’hui, Shaquille O’Neal. Cette stratégie, utilisée par de nombreux coachs, consiste à faire faute, loin du ballon, sur un joueur maladroit aux lancers-francs. Les pivots DeAndre Jordan, Andre Drummond et Dwight Howard sont les plus éminentes victimes de cette pratique. Plus pour très longtemps.

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Grâce à des conversations téléphoniques captées par « NBA sur écoute », la ligue semble avoir trouvé la bonne formule pour endiguer le phénomène. L’idée est simple : pour chaque lancer-franc rentré par un joueur victime d’une faute volontaire, loin du ballon, ce sera deux points. Au lieu d’un seul, à l’heure actuelle. Autrement dit, pour deux lancers-francs rentrés, ce seront bien quatre points, au lieu de deux aujourd’hui. Même chose pour trois lancers (six points). Et ainsi de suite.

Une « DeAndre Jordan rule »

Subtilité de ce dispositif, il instaure une « Jordan rule », une « DeAndre Jordan rule » pour être précis. Même en cas d’échec au lancer, à chaque fois que le pivot des Clippers touchera le cercle, ce sera un point pour son équipe. La propension de ce dernier à produire du « air ball » en masse y est sans doute pour quelque chose.

Avec cette nouvelle réforme, qui devrait être instaurée pour la saison prochaine, la ligue espère mettre fin au « Hack-a-Shaq ». Et ainsi permettre de retrouver une qualité et une durée de spectacle convenable. Cars elon le patron de la ligue, Adam Silver,  cette stratégie allongerait de plus de 10 minutes les matches.

« Non, on ne dénature pas le jeu pour quelques joueurs, défendent des responsables, qui préfèrent rester anonyme face aux détracteurs. On s’adapte simplement à l’ère du temps. On va planche aussi sur le problème Stephen Curry actuellement. Vous croyiez quoi ? Que le basket était immuable ? » Le « à chaque joueur, son exception » semble être pour bientôt.

Reste que, pour l’heure, l’idée du lancer-franc à 2 points est loin de faire l’unanimité. Exemple avec le propriétaire des Dallas Mavericks. Mark Cuban, toujours très mesuré dans ses propos, estime qu’il faudrait d’abord « se débarrasser de cette merde qui consiste à faire rouler le ballon sur le terrain sur les remises en jeu ». Avant d’ajouter : « Si on possède un gars qui fait des air ball aux lancers-francs, on le fait bosser. » On comprend mieux la défection subite de DeAndre Jordan, l’été dernier.

De son côté, Gregg Popovich semble également contre l’idée : « Peu importe la règle, je continuerai de les envoyer sur la ligne. Ça me fait trop marrer. » Son argument sous-entend clairement que le « Hack-a-Shaq » fait partie intégrante du spectacle. La NBA pourrait-elle s’en remettre ?

© photo : Keith Allison from Owings Mills, USA [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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