On a retrouvé 

Darius Miles : « Ma faillite est complètement illogique »

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À l’occasion de son anniversaire, ce 9 octobre, l’ancien joueur fantasque nous offre une interview exclusive et sans filtre.

La NBA est aussi la mère de nombreuses carrières brisées, tant sur le plan sportif que financier. Darius Miles est l’un de ces exemples. Dafté en 2000 par les Clippers en troisième position, Miles a été une attraction de la ligue durant quelques mois.

Avec son physique et ses qualités athlétiques impressionnantes, on l’a comparé à Kevin Garnett dont il a suivi le cheminement en passant directement du lycée à la grande ligue. Malheureusement pour lui et contrairement au « Big Ticket », il ne décollera jamais son étiquette de prospect.

NBA sur écoute : Où en êtes-vous dans la vie Darius Miles ?

Darius Miles : Je suis un peu dans le dur là…

Vous faites sans doute référence à votre situation financière. On vous dit en faillite depuis juin dernier, vous confirmez ?

En effet, il me manque un peu de thune. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. C’est pas logique. (Il se tape légèrement le front à deux reprises avec ses deux poings serrés, opération qu’il répète après chaque réponse donnée.)

Mais enfin Darius, comment expliquez-vous votre situation alors que vous avez amassé près de 62 millions de dollars durant votre carrière NBA ?

Vous savez… J’arrive dans la ligue à 19 ans. Je suis jeune et insouciant. Je suis avec mon pote « Q » [Quentin Richardson] aux Clippers, on fait nos petites antennes après chaque action… On est bien, on est spectaculaire. La ligue entière s’intéresse à nous. C’était le bon temps même si on gagnait pas beaucoup.

Que s’est-il passé ensuite ?

Les Clippers ont tout fait capoter. Ils décident de m’envoyer aux Cavs en échange… d’Andre Miller quoi. C’est le début d’une autre vie pour moi. Cleveland finit aussi par me transférer aux Blazers contre deux joueurs obscurs [il s’agit des valeureux Ruben Boumtje-Boumtje et Jeff McInnis].

Vous vous souvenez des Blazers version 2004-2006 ? Zach Randolph, Ruben Patterson, Damon Stoudamire… On était en fin de période « Jail Blazers ». Du coup, la réputation de mauvais garçon m’a collé à la peau. Ça m’a monté à la tête. J’étais mal influencé. La thune, les villas, les diamants, les minches, la poudre, encore des villas… J’avais l’impression d’être dans « He got game ».

Vous insultez votre coach de l’époque Mo Cheeks, vous êtes arrêté en possession de « Marie-Jeanne »… C’est la descente aux enfers.

Jouer aux Blazers, ça a été l’enfer pour moi. C’était comme être dans un asile. Et puis avec les blessures, je commençais à être un peu cramé.

Certains comme Zach Randolph justement ont fini par se « ranger » et suivre une carrière plus classique. Pourquoi pas vous ?

Zach a eu la chance de jouer une saison aux Knicks. Puis d’atterrir à Memphis. Ça calme.

Vous êtes aussi passé par les Grizzlies, Darius…

Oui mais j’étais cramé physiquement !

Malgré votre éloignement avec « Q », estimez-vous avoir été bien entouré ?

Absolument oui.

Où sont tous vos soutiens aujourd’hui ?

Tous morts. Ou en taule.

Savez-vous ce qu’est un conseiller financier ?

Un quoi ?

Certaines bonnes ou mauvaises langues disent que vos « antennes de célébration » auraient eu un impact sur votre santé mentale ?

J’entends ça depuis des années, comme quoi les antennes auraient détruit mes neurones. Qu’on m’apporte une preuve scientifique bordel !

Qu’allez-vous faire maintenant ?

Lancer une campagne de crowdfunding pour me refaire. Et investir dans une villa, pour la plus-value.

Quelque chose à redire ?

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