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Interview consentie On a retrouvé 

Chanteur de grunge, Adam Morrison revient sur sa carrière NBA

L’ancien shooteur chevelu a accepté de nous accorder une interview exclusive dans la cave de sa mère, d’où il produit ses chansons à succès.

NBA sur écoute : Comment allez-vous Adam Morrison ?

Adam Morrison (NDRL : il passe la main dans son épaisse chevelure avant de répondre, rictus qu’il répète à chaque question) : Ça va plutôt bien. Ma moustache, mes cheveux, tout est bien en place.

On imagine que vous avez suivi les playoffs NBA ? Vous aviez un favori pour le titre ?

Oui, oui j’ai essayé. Moi j’étais pour les Lakers…

(On le coupe) Mais Adam, les Lakers n’étaient pas en playoffs, ils ont fini derniers à l’Ouest.

(Confus, il se touche plusieurs fois la tignasse) …

Vous-avez l’air confus Adam… Pourquoi vous touchez-vous frénétiquement les cheveux ?

Mais… Kobe ne joue plus ?

Il vient de prendre sa retraite. Vous avez l’air traumatisé par votre passage aux Lakers, non ?

Vous avez idée de ce que c’est jouer avec ce genre de type ? Le « mamba » faisait souffrir tout le monde. Moi, j’étais son souffre-douleur parmi les souffre-douleurs. Depuis, je fais attention à ce que je dis sur les Lakers.

Justement, comment expliquez-vous votre passage difficile à LA ?

Je ne sais pas trop. Je n’ai jamais eu l’habitude de jouer dans de grandes villes, si vous voyez ce que je veux dire…

Absolument pas. Revenons quelques années plus tôt. Vous sortez de Gonzaga où vous êtes une superstar (28 points par match !). Vous êtes drafté en 3ème position par Charlotte. Mais tout ne se passe pas comment prévu…

Presque 12 points par match, ce n’est pas rien quand même. Mais c’est pareil, Jordan me mettait une pression de ouf. Il avait trop peur que je devienne un Kwame Brown bis.

Ce que vous êtes un peu devenu…

Ah oui ? Vous saviez que j’ai gagné plus de titre qu’Allen Iverson, Karl Malone et Charles Barkley réunis ?

Certes. On rappellera d’ailleurs que vous avez joué 13 minutes durant cette campagne de playoffs 2010. Après les Lakers d’ailleurs, vous avez tenté Washington, puis Portland. Coupé à chaque fois. Avec entre temps, un petit passage en Europe. Et en juillet 2013, la planète basket est sous le choc : pourquoi avoir décidé de mettre fin à votre carrière prématurément ?

Je pensais avoir fait le tour du basket. Vous savez, j’ai été une superstar universitaire, j’ai gagné un titre NBA… Je ne sais pas vraiment ce que le basket aurait pu m’apporter de plus. D’autant que, moi,  je lui ai beaucoup apporté.

Pourquoi cette reconversion dans la musique grunge ?

Je fais de la musique depuis Gonzaga. C’était un bon moyen de me frotter aux poulettes. Ça plaît beaucoup.

Est-ce que c’est un moyen pour vous de rendre hommage à Jim Morrison ?

Non.

Êtes-vous le fils caché de Jim Morrison ?

Je ne crois pas.

Est-ce qu’il vous inspiré capillairement ?

Sûrement pas.

Au cours de la saison, vous avez récemment déclaré que les Warriors auraient été meilleurs avec vous. Était-ce de l’humour ?

Quand on voit le résultat, il y a peut-être de quoi se poser la question. Il leur manquait ce shooteur fou, l’étincelle. Moi.

Vous avez envisagé sortir de votre retraite ? Après tout, vous n’avez que 31 ans aujourd’hui…

Encore une fois je pense avoir fait le tour. Maintenant je suis concentré sur ma musique, et mes filles.

Certains assuraient que vous viviez dans un bunker avec des munitions. Vrai ?

Du grand n’importe quoi. Je n’ai jamais eu de chances avec les journalistes. Ils sont idiots. Heureusement que les mecs du Bleacher Report sont venus me voir pour rétablir un semblant de vérité. J’ai plus confiance en eux qu’en vous par exemple.

Vous devriez pourtant Adam… Un dernier mot pour se quitter ? Peut-être le nom d’une chanson qui marche bien ?

Oui. « Rape me. » Je l’ai dédiée à Kobe celle-là.

© photo : Davej1006 [Public domain], via Wikimedia Commons

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