Bruits de vestiaire 

Ce qu’il s’est dit dans le vestiaire des Warriors, à OKC

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Ambiance houleuse à la mi-temps du match de samedi 27 février, quand les Warriors se déplaçaient sur le parquet du Thunder. Steve Kerr et Draymond Green ont eu un échange virulent dans le vestiaire.

« En 40 ans d’écoutes aux portes, je n’avais jamais entendu ça », assure Tim Starks, membre du personnel de la Chesapeake Energy Arena, théâtre du Thunder d’Oklahoma City. Cet honorable employé a la charge de garder un œil sur le vestiaire de l’équipe adversaire, lorsque OKC joue à domicile.

Les oreilles de ce dernier ont été les témoins de la scène de samedi soir. « Entre les Kings, les Rockets, les Spurs… J’en ai entendu des engueulades cette saison. Mais des comme ça… Pourtant, au moment où les Warriors rentrent dans le vestiaire, l’équipe était hyper silencieuse. »

À la mi-temps de ce match, les champions en titre sont dominés de 11 points (57-46) par Durant et sa clique. Mais une fois les portes du locker room closes, la tension monte d’un cran.

« Tu vas me traiter de fiotte ? »

« Draymond, tu nous fais quoi ? C’est quoi cette sélection de tirs ? », s’agace Steve Kerr. À la pause, Draymond Green pointe à 0/3 aux tirs : un lay-up relativement facile main gauche, un autre plus compliqué sur transition. Et surtout un tir à trois points douteux en première intention. Sur cette action, l’ailier fort réclame le ballon à Klay Thompson en tête de raquette. Il l’obtient, mais dans un très mauvais timing, après un geste d’agacement. Résultat, il décide de balancer un shoot à trois-points dans un timing tout aussi mauvais. Le choix provoque l’ahurissement de son coach. Résultat, dans le second quart-temps, Green ne prend pas un shoot.

« C’était quoi ce shoot à trois points ? Tout ça parce que Klay ne te donne pas le ballon ? Tu t’es pris pour Steph’ ou quoi ? » Avec ce shoot raté, Green, bien que tournant à près de 40% de réussite sur la saison, venait de cumuler un 11ème échec consécutif. La remarque du coach fait s’emporter Green. Il hurle :

« Je ne suis pas un robot. Je sais que je peux jouer. Mais si tu ne veux plus que je shoote, je ne shooterais plus du match. C’est le bordel dans ma tête et c’est de ta faute. »

Là dessus, Steve Kerr rentre dans une colère encore plus noire : « Bah voyons ! Alors quoi ? Tu vas me traiter de fiotte maintenant ? Et tu vas dire que je s*** Curry ? Que je lui prends les c*******, c’est ça ? »

Drôle de cocotier

C’est là que Stephen Curry, sentant que les choses peuvent dégénerer, intervient : « Calmos les gars, on va le gagner ce match. » Le meneur des Warriors enchaîne alors quelques pas de danse, en faisant tourner ses bras, comme il a l’habitude de le faire après un gros shoot. Puis l’amuseur de galerie saisit… la tête d’Anderson Varejão, la place sous son aisselle, et la secoue comme s’il s’agissait d’un vulgaire arbre. « Qui veut une noix de coco ? »

La scène provoque l’ire et l’apaisement général, au point d’engendrer une belle accolade entre Kerr et Green. 29 minutes de jeu plus tard, Green termine à 0/8 le match, mais claque 14 passes et autant de rebonds. Et Golden State s’impose les doigts dans le nez. Décidément ce Stephen Curry.

© photo : Keith Allison from Hanover, MD, USA [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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