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Bruits de vestiaire Exclusivité 

Allen Iverson : « C’est la dernière fois que je mets une saloperie de costard »

La légende des Sixers a moyennement apprécié le dress-code imposé par son intronisation au Hall of Fame.

Springfield (Massachusetts), ce samedi. « Putain, j’étouffe sa race là-dedans. » La cérémonie du Hall of Fame, le panthéon du basket, qui se tenait ce week-end, vient de s’achever. Usé, Allen Iverson dénoue sans douceur sa cravate. L’ancien joueur des Sixers de Philadelphie peut enfin souffler. « Saloperie, c’est la dernière fois que je me mets un costard », grogne-t-il devant ses proches. « Tu es beau comme tout mon fils », lui rétorque pourtant sa mère, Ann Iverson, en désignant l’impeccable costume noir porté par l’intéressé.

La rouspétance du mythique arrière est somme toute compréhensible. Car dans sa carrière, « AI » assumait un style bien à lui : baggy, chaînes autour du cou, vêtements amples, tatouages, tresses… Un look de dangereux gangsta-rappeur peu apprécié par les instances de la ligue. Au point qu’en 2005, pour lutter contre cette hérésie vestimentaire, le commissionnaire David Stern décide d’instaurer un dress-code à tous les joueurs de la ligue. Une mesure vécue comme une injustice par le premier visé, Iverson.

En retard à cause de ce premier costard

Depuis sa retraite, le néo-Hall of Famer a pu retrouver la liberté de s’habiller comme il le souhaitait. Jusqu’à ce week-end où, en gagnant le panthéon du basket, il a dû de nouveau respecter les règles NBA. Ce qui ne s’est pas fait sans complication. Son retard à l’événement est dû tant à sa difficulté à choisir son costume (« Noir sobre ou bleu Sixers ? ») qu’à assumer de le porter.

« Où sont mes chaînes ? »

Quelques minutes après une cérémonie riche en émotions, il s’agace à répéter : « Où sont mes chaînes ? Où sont mes chaînes ? Et mes bagues, elles sont où ? » « Oh voyons Allen, tu sais bien que tu n’en as jamais eues ! » Le boutade de sa mère lui fait arracher violemment les boutons de sa chemise.

C’était tout simplement la première fois qu’Iverson s’habillait ainsi. À l’entendre, il se pourrait bien que ce soir dernière.

Son discours d’intronisation :

Pourquoi tant de larmes ?
Vous avez certainement remarqué la propension récente d’Allen Iverson à pleurer lorsqu’il évoque sa carrière passée. Des témoignages qui tournent parfois au mélodrame. « Mélo », c’est le mot justement. C’est le diminutif et ce qui fait usage de surnom d’un certain Carmelo Anthony, ancien coéquipier d’Iverson aux Denver Nuggets. Selon nos informations, les pleurnicheries d’Iverson seraient tant un hommage à l’actuel joueur des Knicks qu’un souvenir de leur lente descente aux enfers respective depuis leur départ de Denver.

© photo : Keith Allison [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

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