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En quête de vérité 

All-star game : le maire de Memphis remonté contre la ligue

L’annonce de l’attribution du All-star game 2018 pour Los Angeles a provoqué l’ire de plusieurs responsables qui se sentent délaissés par la NBA.

« Une honte, c’est une honte ! », s’est écrié Jim Strickland. Le maire de Memphis réagissait à l’annonce récente de l’attribution du All-star game 2018 pour Los Angeles. Ce sera déjà la troisième fois depuis le début du siècle, après les éditions de 2004 et 2011 au Staples Center. Alors que Memphis, où les Grizzlies sont installés depuis 2001, ne l’a jamais accueilli. La franchise n’avait d’ailleurs pas plus de chance du temps de Vancouver (1995-2001).

Pour le politicien, cette nouvelle ne passe pas. Il a dans la foulée appelé Robert Pera, propriétaire des Grizzlies, pour tenter de comprendre. Selon nos enregistrements, Strickland, a demandé : « Merde Robert. Pourquoi on aurait pas le droit à notre All-star nous aussi ? La ville n’est pas assez sexy pour la ligue, c’est ça ? Ou c’est les Grizzlies ? » Et le plus de jeune propriétaire de la ligue d’avoir rétorqué : « Faut avouer que la franchise, historiquement, n’a jamais trop fait rêver, ni la ligue ni les fans. Et puis… je ne sais pas si la ville propose suffisamment « d’à-côtés » pour accueillir ce genre d’événement. » « Bordel, et Elvis alors ? », s’est emporté le maire.

Terminée, « l’ère des ploucs » ?

Ni une ni deux, ce dernier a contacté les maires de Portland et Sacramento, villes également délaissées pour l’accueil du match étoilé. À eux trois, ils comptent intenter une action auprès de la NBA et de son patron, Adam Silver pour « discrimination géographique ». Detroit et Boston, dont les derniers All-star reçus datent respectivement de… 1959 et 1964, pourraient également se joindre à l’initiative.

Ce dernier a été aperçu récemment à Los Angeles, claquant la bise à Jeanis Buss, la propriétaire des Lakers. En souriant, il aurait lâché : « L’ère des ploucs qui accueillent le All-star game, c’est terminé. » Des propos qui illustrent bien le tournant qu’a pris la ligue depuis quelques années. Après avoir joué la carte de la diversité territoriale dans les années 1980 puis 1990, quand même Denver (1984), Salt Lake City (1993), Minneapolis (1994) ou San Antonio (1996), ont eu leur All-star, la NBA a, semble-t-il resserré son lot de villes d’accueil potentielles. Elle se concentre désormais sur de grandes métropoles comme Los Angeles, Houston ou New York.

[infogram id= »repartition_des_all_star_game_par_villes »]

Adam Silver ne donne pas le sentiment de vouloir changer la donne. Résultat, Kevin Durant et Russell Westbrook peuvent se brosser avant d’imaginer « all-star gamer » à domicile.

© photo : Verse Photography — Flickr: 20131118 ClippersvGrizzles61, CC BY-SA 2.0

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